Hydrogommage & aérogommage
Certains supports ne pardonnent pas le jet : pierre tendre, brique, bois, enduits anciens. Le gommage projette un abrasif très fin, à basse pression — il efface la crasse et laisse la matière.
Le principe
Gommer la salissure, pas la surface
Le principe tient en trois réglages : un granulat très fin — calcite ou équivalent —, une pression de projection basse, et de l'eau en voile pour l'hydrogommage, qui piège les poussières ; l'aérogommage, à sec, s'emploie là où l'eau est proscrite. Le résultat : la couche de crasse part, le grain du support reste.
C'est la technique des matériaux qui ont une histoire : encadrements et murs en pierre calcaire — celle des mas et des façades nîmoises —, briques, bois de charpente ou de volets, ferronneries à dérouiller avant peinture, graffitis sur supports poreux où le jet ne ferait qu'étaler.
Chaque chantier commence par une fenêtre d'essai sur une zone discrète : elle fixe le réglage et vous montre le rendu exact avant d'engager la façade entière. Zone bâchée, granulat récupéré, voisinage prévenu — le gommage est doux pour le support, pas désordonné pour autant.
Gommage : ce qu'on nous demande
La violence : le sablage traditionnel creuse et blanchit, le gommage travaille à pression bien plus basse avec un abrasif plus fin. Sur une pierre tendre, la différence se voit à l'œil nu — et elle est irréversible dans le mauvais sens.
La douceur qui décape
Support, surface, photos : l'essai sur zone discrète se programme avec la visite.